François Hollande a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire après les pires attaques terroristes commises en France, qui ont fait au moins 127 morts.

Le décret instaurant l’état d’urgence en France à la suite des attentats sans précédent qui ont ensanglanté Paris, vendredi 13 novembre au soir, faisant au moins 127 morts, est paru samedi au « Journal officiel ». Il s’applique depuis samedi 0h00 « sur le territoire métropolitain et en Corse ».

Dans tous les départements, les préfets peuvent ainsi :

  • Restreindre la liberté d’aller et venir en instaurant des zones de protection ou de sécurité particulières, ou en interdisant la circulation dans certains lieux (couvre-feu)
  • Interdire le séjour dans certaines parties du territoire à toute personne susceptible de créer un trouble à l’ordre public.
  • Réquisitionner des personnes ou moyens privés.

En Ile-de-France, les préfets peuvent :

  • Interdire certaines réunions publiques ou fermer provisoirement certains lieux de réunion.
  • Autoriser des perquisitions administratives en présence d’un officier de police judiciaire.
  • Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public.

Plusieurs fois mis en oeuvre durant la guerre d’Algérie, l’état d’urgence n’a été décrété que deux fois depuis : en 1985, en Nouvelle-Calédonie, lors des affrontements qui avaient alors touché l’archipel, et en 2005, face aux émeutes dans les banlieues, à l’initiative du gouvernement de Dominique de Villepin.

En 2005, les mesures que permet l’état d’urgence ont été en fait peu appliquées : sept préfets ont pris des arrêtés de couvre-feu, et dans 23 départements, a été interdite la vente au détail de récipients transportables de carburant et de matières inflammables.

Des écoles fermées

Par ailleurs, plusieurs autres mesures ont été prises en dehors de l’état d’urgence :

  • L’ensemble des établissements scolaires et universitaires d’Ile-de-France sont fermés, a annoncé dans la nuit l’académie de Paris sur son compte Twitter. « Les cellules de crise des trois académies d’Ile-de-France » (Paris, Créteil, Versailles) « sont activées », ajoute le rectorat. Rien n’est annoncé pour la journée de lundi.

Tous les voyages scolaires sont annulés ce week-end « sur le territoire national », a annoncé le ministère de l’Education nationale sur son compte Twitter.

  • Tous les équipements de la Ville de Paris sont fermés également : écoles, musées, bibliothèques, gymnases, piscines, marchés alimentaires

      • L’ensemble des compétitions sportives prévues samedi et dimanche en Ile-de-France ont été suspendues, a appris l’AFP auprès du secrétariat aux sports.

 

 

    • Les mairies d’arrondissement seront fermées, seules les permanences d’Etat Civil et la célébration des mariages restent ouverts.

 

 

 

 

 

Plusieurs stations de métro sont fermées : République (lignes 11, 3, 5, 9, 8), Temple (l. 3), Parmentier (l. 3), Jacques-Bonsergent (l. 5) Oberkampf (l. 5, 9), Filles du Calvaire (l. 8), Strasbourg-Saint-Denis (l. 4, 9, 8), Goncourt (l. 11), Arts et Métiers (l.3, 11), Saint-Sébastien-Froissart (l. 8), Saint-Ambroise (l. 9). Le trafic est aussi totalement interrompu sur les lignes de bus suivantes : 89, 123, 126, 128, 191, 323, 388 et 391.

Disneyland Paris est fermé. « Compte tenu de la gravité des événements survenus en France, et par solidarité avec le gouvernement français et les victimes de ces odieuses attaques, Disneyland Paris a décidé de ne pas ouvrir le samedi 14 novembre. Nos pensées et prières vont vers tous ceux qui ont été touchés par ces horribles événements », indique le parc sur son site.
Les cinémas UGC et Pathé sont également fermés ce samedi.

Le jardin du Luxembourg, où se situe le Sénat, restera fermé jusqu’à lundi soir.

Source: L’OBS

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