LE SCAN POLITIQUE / VIDÉO – Le président des Républicains et ancien chef de l’État a également émis le souhait d’«expulser manu militari tous les imams qui font des prêches radicaux dans les mosquées salafistes»

Il entend véritablement «renforcer la politique de sécurité intérieure de façon drastique». Invité du 20H de TF1 ce dimanche soir, le président des Républicains (LR), Nicolas Sarkozy, a martelé des propositions chocs pour lutter contre la menace terroriste qui sévit en France. Ainsi l’ancien chef de l’État a-t-il notamment souhaité que toutes les personnesfichées «S» soient placées en «résidence surveillée ou assignées à résidence avec un bracelet électronique».
Rappelant qu’«il y a 11.500 personnes qui sont “fichées S”», le patron de Vaugirard s’est agacé de voir que «tous ceux qui sont à l’origine des attentats récents en faisaient l’objet». Il a alors justifié sa proposition en estimant que son application permettrait à la police de «savoir où sont ces personnes, ce qu’elles font, et en évaluer la dangerosité». «Ce qui n’est pas réaliste, c’est de les laisser dans la nature et faire comme s’ils ne représentaient pas de danger potentiel», a fulminé l’ancien président.

Sarkozy invite Valls à «se souvenir qu’il est premier ministre»

De même, Nicolas Sarkozy a appelé à la création «de centre de déradicalisation pour y envoyer ceux qui sont tentés par la radicalité», et à ce que «les imams qui font des prêches radicaux dans des lieux de culte salafistes (soient) expulsés manu militari». «Il y a 520 jeunes Français qui sont entre la Syrie et l’Irak: tous ceux qui reviennent doivent être immédiatement mis en prison. Quant à ceux qui ont une double-nationalité, il ne faut pas les garder une seconde de plus sur le territoire», a-t-il encore plaidé, comme il l’a proposé au début du mois.

Autre proposition déjà formulée par l’ancien chef de l’État et qu’il a de nouveau porté ce dimanche soir: le fait de sanctionner la consultation de sites djihadistes comme un délit. «J’ajoute que sur Internet, toute personne convaincue de consulter les sites djihadistes doit être considérée comme djihadiste, ce doit être reconnu comme un délit. Il faut prendre la même mesure que pour la consultation de sites pédophiles», a-t-il conclu, invitant Manuel Valls à agir et «se souvenir qu’il est premier ministre».

 

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